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Lundi 24 juillet 2017

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Belgique : étude économique OCDE 2017

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L'Organisation de coopération et de développement économiques a publié son étude économique sur la Belgique dans laquelle elle lui suggère de renforcer l'investissement public tout en réformant la fiscalité et l'éducation afin de favoriser une croissance inclusive. 

Le 20 juin 2017, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié son étude économique sur la Belgique.

L'étude relève que les politiques macroéconomiques saines ont été étayées par d'importantes réformes dans des domaines comme la fiscalité, le système de fixation des salaires, les retraites ou encore les prestations de chômage, ainsi que par des mesures visant à améliorer l'environnement professionnel offert aux petites entreprises et aux professions libérales.

La Belgique reste cependant confrontée à des problèmes importants : l'investissement public y est trop faible et la structure de la fiscalité ne vise pas suffisamment à garantir l'inclusivité de la croissance.

Selon l'étude, il est essentiel d'améliorer la productivité, dont la croissance a été modeste ces dernières années, pour pouvoir durablement relever le niveau de vie de l'ensemble de la population.
Pour ce faire, les pouvoirs publics pourraient stimuler le dynamisme et l'innovation des entreprises, améliorer les infrastructures publiques pour réduire les embouteillages aux alentours des grandes villes, et diffuser largement les technologies de pointe.

Les autres recommandations d'action formulées sont les suivantes :
- augmenter l'investissement public dans les infrastructures de transport en le finançant grâce à des redevances d'utilisation, à une amélioration de l'efficience des dépenses publiques et à la mobilisation de fonds privés ;
- continuer d'abaisser les cotisations patronales de sécurité sociale sur les bas salaires et envisager de mettre en place un impôt fédéral sur les plus-values, dans le cadre d'une réforme plus large de la fiscalité de l'épargne des ménages ;
- réduire le taux de l'impôt fédéral des sociétés et réformer les exonérations qui facilitent l'évasion fiscale ;
- veiller à ce que les entreprises respectent les nouvelles dispositions législatives et permettent aux travailleurs de bénéficier d'au moins cinq jours ouvrés d'enseignement et de formation par an ;
- renforcer la formation à l'entrepreneuriat et continuer de promouvoir le capital-risque pour soutenir le développement des nouvelles entreprises.